RSS Feed

Voyez comme ils dansent

20 septembre 2011 par admin

Réalisé par Claude Miller
Avec Marina Hands, James Thierrée, Maya Sansa
Long-métrage français, canadien
Genre: Drame
Durée: 01h39
Produit en 2009

Vic (James Thierrée), artiste complet et adulé offre sur la scène parisienne un spectacle inégalé, inclassable et virtuose qui emprunte au mime, à la danse, au cirque, à l’acrobatie, transcendant toutes les formes artistiques, jusqu’à l’épure. Le corps de Vic est son principal accessoire, capable de toutes les métamorphoses, sur le fil toujours tendu de l’exigence poétique. Vic a besoin du regard des autres et de légèreté, séduisant une jeune vidéaste insouciante, Elise (Marina Hands) . Mais il se prend au filet de l’insatisfaction grandissante, dans sa quête insatiable de renouvellement perpétuel, poussant toujours plus loin le souci exalté de la perfection.

Au point de rejeter Elise, accusée par ses rires de «payer son entrée» et de disparaître dans une réserve amérindienne au Canada où il rencontre Alexandra, médecin de la tribu Mohawks toute en mélancolique beauté. C’est le besoin alors, pour ce saltimbanque à l’identité exacerbée, de se soigner, de guérir. Mais sans y parvenir et pour disparaître après un ultime clin d’œil à la vie, sur un grand lac gelé. «Into the Wild» de Sean Penn l’avait bien montré, les grands espaces n’ont pas d’actions curatives sur le voyageur qui transporte avec lui ses limites.

«Voyez comme ils dansent» montre la fragilité de l’artiste en prise avec la créativité tel un funambule jonglant entre deux extrêmes, l’absolu et le néant. Comme dans cette séquence hors norme, bouleversante, où Vic humilie en plein spectacle son propre père assis au parterre, cet écrivain mondialement connu, qui rejeta à la naissance, l’enfant et la mère et qui reçoit pour prix de sa curiosité tardive et laide, la banane du singe au zoo et le remboursement de son billet d’entrée.

A l’occasion d’un reportage dans un train transcanadien, Elise va rencontrer Alexandra et confronter ses souvenirs avec sa rivale sans parvenir à percer le mystère. La disparition de Vic demeurera une énigme, l’énigme perpétuelle de la vie interrogeant la mort.


Pas de commentaire »

No comments yet.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

dix-sept − huit =